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Beni-komachi

La variété 'Beni-komachi' s'écrit 「紅小町」en japonais. 

  • Le premier idéogramme, beni (紅) est le rouge,
  • Les deux idéogrammes suivants, komachi (小町) font référence à Komachi, Ono no (小野小町, 825-900), une poétesse japonaise de poésie japonaise waka durant l'époque de Heian (794-1185), choisie parmi les six génies de la poésie et les trente-six grands poètes. Considérée comme une femme d'une rare beauté, elle est devenue le symbole de ce que l'on appelle une belle femme (bijin) au Japon. Par la suite, le mot komachi est devenu un nom commun. Voici deux de ses poèmes d'amour (numéros 553 et 554), qui figurent dans le Kokin waka shū - Recueil de poèmes japonais d'hier et d'aujourd'hui, traduit par Michel Vieillard-Baron : 

Depuis que j'ai vu,
Alors que je m'étais assoupie,
Celui que j'aime
J'ai commencé de croire
En ce que l'on appelle "songes"

_________

Quand mon désir d'aimer
Je ne puis plus réprimer
Ma robe de nuit,
Noire comme les myrtilles,
Retournée je la porte !

Comme l'explique le traducteur, le premier poème reflète la croyance selon laquelle voir en rêve l'être aimé signifie que la personne apparue partage les mêmes sentiments et qu'une rencontre aura réellement lieu. 

Quant au second poème, Michel Vieillard-Baron nous explique que, selon une certaine croyance, porter sa tenue de nuit sens dessus dessous permettait de faire apparaître en rêve l'être aimé.

Le nom de variété 'Beni-komachi' peut donc être traduit par "Belle femme rouge" ou "Beauté rouge". 

Il a été attribué à un Acer palmatum.

L'image qui introduit cette notice est une représentation de la poétesse Komachi, Ono no, réalisée par l'artiste d'estampes japonaises Suzuki Harunobu (1725?-1770) en 1750 - Art Institute of Chicago©